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mardi 29 juillet 2008

Système de prise de vue embarqué

Mon système de prise de vue n'est pas trés evolué mais ne m'a pris que 20 minutes de travail et répond parfaitement à mon besoin. J'ai tout simplement sculpté une "bulle" dans de la mousse qui reçoit l'appareil et le servo. Une petite fenêtre en PVC permet d'utiliser l'écran. Le système complet pèse 200g ce qui ne pose absolument aucun problème à l'Easyglider et c'est même un avantage avec un peu de vent ! Seule la trainée se fait légèrement ressentir dans le petit temps (mais bon, avec le moteur...). Prevoir 30g de plomb sous le fuselage, dans la queue. La fixation se fait par adhésif. Le photoscope est un Minolta Xg 3 Mp que j'utilisais sur mon Zoom 400 (hélico éléctrique). La suite en photos :

Le bloc de mousse maintient le photoscope en place.

A vous de jouer !

Open F3F - La Madeleine 2007

La seconde édition de l'Open F3F de La Madeleine n'a malheureusement pas donné lieu à un classement, pour cause de météo "inadaptée"... J'en ai quand même profité pour voler en "libre" avec le Discus, l'EasyGlider et le Crossfire dans ce site que j'adore, mais quelques "runs" de F3F ne m'auraient pas déplus ! Personne ne peut en vouloir aux organisateurs qui ont subis de la même manière que les pilotes et que l'on remercie quand même !

 

EasyG : configuration validée !

 

La configuration initiale est optimale avec une CamCarbon 11x8 pour 16A (sol).

J'ai vraiment adopté ce bout d'EPP qui me permet de voler partout où j'ai envie de voler (photo ci-dessus en vacances vers Fréjus). Quand la piste est un peu trop petite ou accidentée, il suffit d'attraper l'engin ! A recommander sans reserve et à tout le monde, débutants comme initiés.

Le retour de l'Alliaj...

L'Alliaj est un planeur de F3F (vol de pente) produit par Aeromod (Alexis Maréchal). Ce planeur est entièrement fabriqué en composite carbone / époxy avec des noyaux en polystyrène pour l'aile. Au cours d'un échauffement malheureux pendant un concours, mon Alliaj à rencontré un Caracho qui s'échauffait lui aussi à pleine vitesse...Résultat, deux planeurs amochés et deux pilotes malheureux !  

Le Caracho poursuit son vol...  

 

Arnaud, le pilote du Caracho posera impeccablement son planeur avec un quart d'aile en moins. Quand à moi, je ramène tant bien que mal mon modèle qui a une demi aile délaminée à 50% et qui flotte pour le vautrer sur le bord de la pente...Le fuselage en prend un coup au passage. 

...avec ça en moins ! 

L'expérience est douloureuse, Arnaud et moi nous en serions bien passé mais de son côté comme du mien il en ressort que les deux planeurs vont revoler malgré des dégâts importants. Le Caracho est un planeur à aile "creuse" et sa réparation est visible sur le forum F3F http://www.f3f-france.fr/component/option,com_smf/Itemid,28/topic,29.msg105/topicseen,1/#new , du beau boulot !  

Ici, Je vais décrire en quelques mots et images la réparation de l'Alliaj et donc d'une aile "pleine" délaminée. Pour commencer quelques photos des dégâts :

 

 

 

A l'impact, le carbone a fait éclater l'aile à travers laquelle on pouvait passer la main. Le volet est touché et le fuselage est en deux parties. Il manque d'ailleurs 2 cm de fuselage qu'il va falloir reconstruire.

 Réparation de l'aile :

Pour réparer une aile de ce type, il faut absolument avoir les dépouilles d'origine. Ces dépouilles sont fixées à l'adhésif sur le plan de travail et protégées par du « Polyane ». La demi aile blessée va être mise sous presse dans ses dépouilles. Avant cela, il faudra évidement nettoyer la plaie en la débarrassant des petits bouts de carbone et de Caracho qui sont plantés dans le polystyrène.

   Après avoir contrôlé que tous les morceaux du noyau sont là, rajouté un ou deux qui manquent et bien protégé les câbles des servos (qui est retiré), on peut badigeonner tout ça avec un mélange crémeux d'époxy et de micro ballon. Avec un pinceau plat, il faut bien pousser la colle sous la peau décollée. Globalement, on ne doit pas trop charger car il faut penser que la pression va avoir tendance à faire baver le mélange. De plus une crème trop épaisse pourrait marquer sous la peau (non, on ne parle pas cosmétique).

On ferme avec la dépouille de l'extrados (protégée), une planche pour repartir la pression et on charge (si on a un bon plan de travail). Sinon on prend l'aile en sandwich entre deux planches avec des serre-joints. Idem pour le volet. La finition est classique : mastique, ponçage, apprêt, ponçage, peinture. La masse totale de la réparation est d'environ 50 g.

 

 C'est fini (presque), la peau n'est pratiquement pas ondulée et la résistance n'est pas affectée.

 Réparation du fuselage:  

Là, c'est du classique. Les morceaux sont présentés et maintenus en place par de la cyano. Comme il manque une pièce d'environ 2 x 1 cm, j'ai collé à la cyano des petites attelles en balsa à l'extérieur du fuselage qui finissent par former un moule perdu et rigidifient l'ensemble. La reconstruction se fait avec des tissus de carbone, kevlar et verre de faibles grammages par l'intérieur, avec de l'époxy et sur une surface poncée avec une mini perceuse.  

Même séquence de finition que pour l'aile.

 

En conclusion, ne jamais désespérer ! Tout se répare en composite (jusqu'à une certaine limite évidement), creux ou plein et j'espère que nos retours d'expérience aideront à faire revivre des planeurs considérés comme irréparables. 

Pour finir, une photo d'un Alliaj en plein "run" :

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